samedi, 24 mai 2008

Un conte pour mes deux petits princes en week-end chez Papa

Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse
véritable. Il fit donc le tour du monde pour en trouver une, et, à
la vérité, les princesses ne manquaient pas, mais il ne pouvait
jamais être sûr que c'étaient de vraies princesses. Il finit par
rentrer chez lui, bien affligé de n'avoir pas trouvé ce qu'il désirait.

U
n soir, il faisait un temps horrible, les éclairs se croisaient, le
tonnerre grondait, la pluie tombait à torrents, c'était épouvantable.
Quelqu'un frappa à la porte du château, et le vieux roi s'empressa
d'ouvrir.

C'
était une princesse !

M
ais grand Dieu, comme la pluie et l'orage l'avaient arrangée !
L'eau ruisselait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par
la pointe de ses souliers, et sortait par le talon. Néanmoins, elle
se donna pour une véritable princesse.

- C'est ce que nous saurons bientôt, pensa la vieille reine.
S
ans rien dire, la vieille reine entra dans la chambre où dormirait
la princesse. Elle ôta toute la literie de la couche destinée à la
princesse et mit un petit pois au fond du lit. Ensuite, elle prit vingt
matelas, qu'elle étendit sur le pois et encore vingt édredons qu'elle
entassa par-dessus les matelas.

L
e lendemain, on demanda à la princesse comment elle avait
dormi.
- Bien mal ! répondit-elle. C'est à peine si j'ai fermé les yeux de
..
toute la nuit ! Dieu sait ce qu'il y avait dans le lit ! C'était quelque
..
chose de dur qui m'a rendu la peau toute violette. Quel supplice !

A
cette réponse, on reconnut que c'était une véritable princesse,
puisqu'elle avait senti un pois à travers vingt matelas et vingt édredons. Quelle femme, sinon une princesse, pouvait avoir la peau
aussi délicate ? Le prince, bien convaincu que c'était une prin-
cesse, la prit pour épouse, et le pois fut placé au musée, où il
doit être encore, à moins qu'un amateur ne l'ait enlevé.

Hans Christian ANSERSEN.

Princesse

La morale de l'histoire, mes petits poussins ?

Il faut, dans la vie, bien souvent aller voir au-delà des apparences des personnes que vous rencontrez.
Vous apprenderez que, quelquefois, la première impression, que peuvent ou que veulent, vous donner les gens ne correspond pas à la réalité de ce qu'ils sont au plus profond d'eux-mêmes.
Un homme très élégant et très bien élevé peut, avec le temps, se révéler être quelqu'un de vraiment pas beau à l'intérieur.
De même que le Monsieur qui balaie la rue ou la petite Madame qui fait le ménage à l'école, peuvent avoir, à l'intérieur de leurs coeurs, des trésors à vous faire découvrir et à vous offrir en cadeau.

C'est valable pour vous aussi, donnez sans compter  de votre douceur, vos sourires et votre gentillesse à ceux que vous croisez, et n'essayez pas de paraître différents de ce que vous êtes vraiment.
Vous avez des petits coeurs tout purs.
Faites, en grandissant, tout ce que vous pouvez pour qu'ils le restent et que tentez de garder sur la vie et les choses vos regards d'enfants.

Maman qui vous aime.